Wiltz – Dudelange: autopsie d’un clash annoncé
Mais pourquoi donc a-t-on joué six minutes d’arrêt de jeu?
Ben Payal accroché par Jason Conrad. Premier carton jaune qui sera suivi de onze autres!
(CN). Le duel entre Wiltz et Dudelangeois sentait le soufre. Il s’est terminé dans la confusion la plus totale. Monsieur Flenghi a distribué douze cartons et laissé six minutes d’arrêt de jeu. Des minutes fatales aux Wiltzois.
1. Le contexte de cette rencontre comptant pour la 22e journée de BGL Ligue était-il si particulier que ça?
Oui. Sur le plan sportif, Wiltz avait besoin de prendre encore un point pour se rassurer et Dudelange était obligé d’en récolter trois pour nourrir encore des espoirs de titre. L’accueil dans la Cité des Genêts est souvent chaud pour les grosses cylindrées du championnat. Certains supporters wiltzois sont prompts à s’enflammer et la proximité avec les joueurs le long de la tribune rend les échanges parfois vifs.
2. Dudelange méritait-il de gagner samedi à Wiltz?
Non. Les Dudelangeois n’ont pas brillé sur une pelouse qui n’avantageait pas les techniciens. Au décompte des occasions franches, les champions en titre auraient pu l’emporter aux points, mais Wiltz pouvait légitimement revendiquer une unité. Cossalter s’étant procuré deux possibilités en première période.
3. Trois penalties. Tous justifiés?
Oui. Le premier obtenu par les Dudelangeois est sans doute le plus contestable, mais Joël Kitengé affirme avoir été déséquilibré. Les deux autres ne font pas débat. Surtout pas celui obtenu dans les arrêts de jeu par Thierry Steimetz. D’ailleurs, les Wiltzois n’ont pas contesté la faute. Sur ce coup-là, on ne peut rien reprocher à Roland Flenghi.
Thierry Steimetz a converti le premier penalty en tirant plein centre. Dorian Delcour avait choisi le côté gauche.
4. Douze cartons jaunes dont un jaune-rouge. Comment en est-on arrivé là?
Monsieur Flenghi a probablement eu le tort de dégainer un peu vite pour des fautes réelles, mais qui ne jusitifiaient pas une biscotte dans un match fair-play. L’arbitre s’est ensuite montré assez cohérent dans ses choix même si l’avalanche de cartons n’a rien fait pour apaiser les esprits. La tension est toutefois montée d’un cran lorsque Daniel Da Mota n’a pas rendu la balle aux joueurs locaux sur une rentrée en touche alors que Wiltz avait mis le ballon dehors parce qu’un joueur était au sol. L’international dudelangeois estimant qu’il y avait eu simulation et qu’il n’était donc pas logique de rendre le ballon.
5. Pourquoi a-t-on joué six minutes d’arrêt de jeu?
C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Trois minutes d’arrêt de jeu auraient été justifiées, mais pas six! Roland Flenghi aurait reconnu en quittant le stade qu’il avait commis une erreur et s’en est excusé auprès des dirigeants wiltzois, mais le mal est fait. Wiltz se sent ainsi persécuté par les arbitres puisque la semaine dernière, Gauthier Caron a égalisé pour Differdange après sept minutes d’arrêt de jeu. La théorie des “grands” protégés fleurissait aussi dans le discours de certains nordistes au terme du match.
6. Que s’est-il passé après le coup de sifflet final?
Samir Kalabic ne décolérait pas. “Les arbitres, c’est comme les joueurs et les entraîneurs, il y en a des bons et des mauvais.”
Mêlée autour de l’arbitre, envahissement de terrains de la part de certains supporters: la rentrée aux vestiaires aurait pu tourner au vinaigre. Plusieurs dirigeants wiltzois ont fait preuve de bon sens en protégeant l’homme en noir. Sam Kalabic, lui, fulminait. “Les arbitres, c’est comme les joueurs et les entraîneurs: il y en a des bons et des mauvais. C’est la deuxième fois qu’un tel scénario se répète en une semaine. C’est triste pour nous, mais aussi pour tous les bénévoles du club qui voient leurs efforts réduits à néant. Avec un point, on était presque sauvé”, ponctuait l’entraîneur bosnien.
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